jeudi 21 mai 2009

De retour à T or C, bientôt vers le Nord


La boucle se boucle. Je prévois retourner au Canada bientôt et je ramène K. chez elle, à T or C, là où tout a commencé. Mais grâce a elle, ce sera plus facile de monter vers le nord. Elle m'a initié à diverses choses qui me seront utiles: les terres publiques où il est possible de coucher gratuitement et les outils pour les trouver, Craig's list et Couchsurfer.

mercredi 20 mai 2009

Joy and George et le monde qui s'en vient


Joy et Georges sont les hôtes du camping où nous étions à Gallup, dans le Red Rock State park. Il sont ici depuis déjà un temps et constatent qu'il y a de plus en plus de gens qui vivent sur la route, allant d'un camping à un autre, survivant dans un monde en implosion.
D'après eux, notre civilisation va s'écrouler d'ici peu et les gens seront contraints par les circonstances à se tourner vers l'intérieur, vers l'harmonie, vers la simplicité volontaire.
Ils ajoutent du même souffle que nous pourrons survivre si nous avons les qualités qu'il faut pour se débrouiller dans un monde sans d'autre loi que celle du plus fort. Joy et Georges disent rencontrer de plus en plus de gens qui se préparent à cet avenir, acquérant des armes et bâtissant des forteresses pour se défendre contre ceux qui ne sauront subsister que par le vol et le pillage.
Les deux ont suivi ce chemin vers l'intérieur. Georges a déjà été un travailleur aisé, à la poursuite du matériel mais en est venu à faire le choix de la simplicité volontaire. Joy a du apprendre durement, après avoir perdu son mari, sa maison, ses revenus, tout, quoi!

It's gonna happen for all...

mardi 19 mai 2009

Le chemin des Anciens


Nous sommes en route pour T or C. Nous suivons la route 53, qui est une route antique qu'utilisaient les Am/rindiens avant l'arrivée des Blancs. Elle fut aussi explorée par les Espagnols qui cherchaient à trouver les Six cités d'or de Cibola, avides de s'enrichir. Rouler ici, dans cette route qui fut jadis le territoire d'un rêve mythique, l'objet d'une légende encore entourée de mystère est inpirant

Cette region des Quatre coins est tellement riche d'histoire, de contes et légendes,

lundi 18 mai 2009

Le Sanctuaire des loups



Nous avons suivi une piste qui nous menaient à deux lieux différents, dans la région de Ramah, dans le Nord du Nouveau-Mexique. Un contact grâce à Couchsurfing.org, (Em.) prête à nous acueillir sur son terrain et un sanctuaire de loups où ils acceptent le worktrading. Les deux destinations n'étaient pas très clairement indiquées sur Google Maps mais nous espérions qu'elle soient proches l'une de l'autre.
Surprise! Les deux destinations sont presque la même! Em. demeurait un peu derrière le sanctuaire de loups! Nous avons pu camper sur son terrain. La nuit, nous avons entendu hurler les loups. Et, gros choc, ses deux frères étaient là et l'un d'eux m'a adressé la parole en français de France. Leur père est Français. Assez étonnant d'entendre parler dans cette langue pour la première fois depuis trois mois, au milieu de la forêt.

samedi 16 mai 2009

Pas allés au Grand Canyon

Bien que nous étions supposés partir pour le Grand Canyon, finalement, nous sommes venus directement à Gallup au Nouveau-Mexique, la capitale des artisans amérindiens. Nous couchons dans un parc national, Red Rock State Park. C'est le lieu de départ d'une randonnée qui nous mène à Church Rock.

mercredi 13 mai 2009

De nouveau à Sedona

Avant de quitter la région pour le Grand Canyon, un dernier tour à Sedona. La ville est réputée pour ses puissants vortex énergétiques, favorables à la méditation.
Cette photo est prise près de l'un d'eux, sur la route de l'aéroport.

mardi 12 mai 2009

La vie de nomade, c'est aussi...

... avoir un atelier express. Une taie d'oreiller où sont accrochées des enveloppes de pierres et de perles. Je la déploie et tout mon matériel se présente à moi. Je prends mes outils dans un sac de toile solide met le tout sur une table à pique-nique dans notre parc préféré, Thorpe Park, et nous voilà au travail... qui porte parfois rapidement fruit!

Cette brave automobile, ma Géo Métro, surnommée Rubis, comporte plusieurs pièces. L'atelier que je viens de vous présenter, qui se contracte dans un petit sac à dos, mon bureau (ordinateur et porte-chemises), une cuisine (en ouvrant le hayon, apparaissent une série de boîtes et de petites glacières accessibles en un tournemain), une chambre à coucher (tente, sacs de couchage, etc., ou, dans le pire des cas, les bancs du chauffeur et du passager), une garde-robe et chambre de rangement (sac à dos), une bibliothèque (répartie un peu partout) et la très importante Salle des cartes (coffre à gant).

Vie de nomade, aux paysages toujours renouvelés, en bonne compagnie.

Up and down.

lundi 11 mai 2009

Une montagne sacrée menacée

Les San Francisco Peaks sont sacrées pour 13 différentes nations indiennes. Elles surplombent Flagstaff. Des promoteurs veulent y construire une station de ski sur un versant de la montagne. Lorsque nécessaire, ils créeraient de la neige artificielle avec les eaux usées de Flagstaff.
Pour les Hopis, ces monts sont les lieux où résident les esprits qu'il vénèrent, les Kachinas. Même si les promoteurs ne comptent exploiter qu'un versant, pour les Amérindiens, la souillure du mont par des eaux usées est inacceptable, à un tel point qu'ils ne pourraient plus pratiquer leurs cérémonies ancestrales sur ce site.

Cette opposition s'est manifestée en cour. Un organisme Save the peaks a été créé pour combattre les promoteurs. Ils utilisent une loi qui n'a pas encore été utilisée pour sauver des terres mais redonne le droit de pratiquer leurs religions. Les autres groupes autochtones suivent le débat avec attention. Le groupe a perdu en première instance, gagné en appel, l'appel a ensuite été renversé et ils sollicitent maintenant la cour Suprême.

On voit couramment des autocollants Savethepeaks.org sur les voitures de la région. Le groupe dont j'ai déjà parlé, le Taala Hooghan, est fortement impliqué dans la poursuite. C'est en assistant à un film que nous avons été informés du débat par un jeune activiste. Ce groupe semble être de mouvance anarchiste, ce qui m'a frappé parce que je me suis intéressé à ce mouvement tout juste avant de partir du Québec.

dimanche 10 mai 2009

Vie de nomade

Dormir un jour dans un motel, le lendemain, dans un camping de comté sans douches, le lendemain, en pleine nature dans une des forêts nationales, se raser dans les toilettes des restaurants et des stations-services, se laver nu dans une rivière fraîche au fond d'un canyon, se laver le corps à la débarbouillette dans une toilette publique, cuisiner sur des feux de camp dans le bois ou sur des petits barbecues dans les parcs municipaux. Voir presque tous les jours de nouveaux paysages, explorer les environs d'une ville pour trouver les meilleurs campings, vendre des bijoux à la sauvette dans les rues ou ouvertement dans des boutiques...
Vie de nomade, parfois angoissante mais toujours stimulante.

samedi 9 mai 2009

« Quand vous ne voyez plus que...

... l'obscurité, sachez que la lumière va bientôt revenir. »

Ce matin, en allant voir si je pourrais vendre des bijoux sur la rue, j'ai croisé cette cousine de ma Geo Metro. Elle était immatriculée en Californie et remplie de matériel de camping, y inclus sur le siège du passager. Derrière elle se trouvait une murale avec ces mots inscrits en exergue: When you see only the dark, know the light will soon return.

Paroles appropriées pour apaiser les tourments et les inquiétudes qui m'ont éveillé cette nuit, vers 1 h du matin. Je suis sorti de la tente et j'ai regardé la pleine lune et médité un peu dans ma voiture alors que Chiron (K.) dormait toujours.


vendredi 8 mai 2009

Sans le sou à Flagstaff

Ayoye! Le chèque est toujours pas rentré, j'arrive pas à vendre de bijoux... et j'en suis rendu à mon dernier dollar. Je fais beaucoup d'efforts mais pour le moment, ça ne porte pas fruit. Ça me prend un grand effort de confiance. Donc, s'il y a en parmi vous qui pouvez me donner un coup de main, ce serait apprécié.

jeudi 7 mai 2009

Farouche lumière

Hier, j'ai vu un film produit par l'ONF dans un centre de défense des droits de Flagstaff, Taala Hooghan: Fierce light; when spirit meets action (Farouche lumière : quand l'esprit rencontre l'action).
Le film montre des gens impliqués activement dans l'action politique tout en poursuivant une vie spirituelle intense. L'auteur dresse le portrait de plusieurs luttes et de plusieurs personnes qui suivent ce chemin du guerrier spirituel: moines bouddhistes, agitateurs politiques, écologistes contestataires, paysans, luttes révolutionnaires, etc. Partout dans le monde, des gens se battent pour améliorer le monde, soutenu par leur spiritualité.

Lorsque j'ai commencé à préparer ce périple, j'étais porté par une vision, une image: je sortais du désert avec une idée lumineuse qui allierait spiritualité et politique. À partir de cette image, j'ai élaboré un projet d'aller passer 40 jours dans le désert près de Sedona, etc.
Mais je me demande aujourd'hui si je n'ai pas accompli au moins une partie du chemin, je suis allé dans le désert, j'en suis sorti et j'ai découvert qu'il y a un courant mondial qui allie ce que je voulais joindre...
Ais-je accompli ma vision même si les choses ne se sont pas passées comme je l'ai prévu? Ou, du moins, en ais-je fait assez pour le moment? J'avais prévu être de retour au Québec le 15 mai, ce jour approche. En principe, je devrais bientôt recevoir un chèque (errant dans la poste depuis plus d'une semaine) qui me permettrait, comme au départ, de filer d'une traite pour retourner au Canada.

Je suis en réflexion.

En attendant, j'encourage tous mes lecteurs qui parlent l'anglais d'écouter ce film, Fierce Light, que l'on peut trouver à l'ONF.


mercredi 6 mai 2009

Flagstaff


Petite ville universitaire du nord de l'Arizona, à 2100 mètres d'altitude, à une heure de Sedona et deux heures du Grand Canyon.
La ville est traversée par une voie ferrée active où passent régulièrement les trains. C'est là un des points marquants de la ville.
C'est une étape pour aller au Grand Canyon, on y trouve de nombreux commerces d'équipement de plein air, de superbes boutiques d'art et de bijoux amérindiens et un des meilleurs cafés d'Amérique, le Macy's.
Il neige en hiver et encore aujourd'hui, on voit des traces de neige au loin.
La ville est encerclée et parsemée de forêts de pins Ponderosa.
Il se peut que j'y demeure un temps, pour me changer du désert et ramasser l'argent pour prendre un cours de Survie dans le désert.

mardi 5 mai 2009

Une plaque errante, loin de son pays

Depuis mon départ du Québec, je n'ai pas vu d'autres plaques québécoises que la mienne. Quelques canadiennes, de l'Alberta et de la Colombie-Britannique mais du Québec, nada! Ce qui me fait sourire, c'est que l'un des anagrammes de celle-ci, c'est LYS, fleur de lys, de mon pays!

Et ce qui me fait sourire aussi, c'est cet auto-collant du premier groupe de musiciens que j'ai vu au Riverbend Hot Springs Frogs gone fishing. Les canadiens-anglais surnomment les canadiens-français, frogs. Ça me fait rire de me promener avec ce message qui a deux sens: souvent lorsqu'on va pêcher, c'est pour le plaisir, donc un Québécois en vacances, mais quand une grenouille va pêcher, c'est comme si elle allait travailler. Un paradoxe intéressant.

lundi 4 mai 2009

D'un extrême à l'autre

Hier, s'éveiller dans le désert, ce matin, au milieu d'une fraîche forêt de pins, avec au loin les montagnes encore couvertes de neige.

dimanche 3 mai 2009

Tout près de chez moi...

... ou presque. Nous sommes partis ce matin de CottonWood, de la mesa désertique, avons passé par Sedona et suivi le Oak Creek Canyon, qui monte en altitude vers Flagstaff, d'où j'écris cet article.

Le long de la route, arrêt sur le bord de la rivière. Ruisseau, grands arbres, montagnes escarpées couvertes de conifères... c'est presque chez moi , les Laurentides.
Et à peine soixante kilomètres plus loin, Sedona, le désert.
Je retrouve le climat dans lequel j'ai vécu une grande partie de ma vie, ici, si loin de chez moi, si près de chez moi. Étrange sentiment.
Et pour celle qui m'accompagne depuis T or C, c'est aussi revenir chez elle, ici, à Flagstaff.

samedi 2 mai 2009

vendredi 1 mai 2009

La puissance nourricière de l'eau

Nulle part mieux que dans le désert ne peut-on apprécier la puissance nourricière de l'eau. Ses larges étendues à la faune et la flore limitées sont traversées par des cours d'eau auprès desquels s'élèvent soudainement de grands arbres qui fourmillent de vie. Deux cent mètres plus loin... terres arides. Le contraste est saisissant. Il me rappelle comment l'eau est précieuse, comment il est important de la respecter et de l'honorer.

Photo: Sur la rive du rio Verde, près du Dead Horse Ranch State Park.

jeudi 30 avril 2009

L'ancien et le nouveau


Dans le Jerona Java Café à Cottonwood, près de de Sedona, le matin

mercredi 29 avril 2009

Dormir au milieu du désert en fleurs

Du vrai désert. Pas d'ombre autour... ou si peu. Je dors au milieu d'un désert en fleurs, des milliers de petits arbustes en floraison, visités par de gros bourdons sonores, sous lesquels se glissent de petits lézards.

Je resterai ici deux ou trois jours, pour me reposer un peu, car j'ai l'impression d'avoir couru pas mal ces jours-ci. Pour mieux me situer et décider quelles seront mes prochaines actions.

Ce matin, j'ai rencontré un jeune Newyorkais qui est venu ici pour assister au Return of the ancestors. Je lui ai demandé de me donner l'essentiel du message de la rencontre:
Le calendrier maya, qui s'étend sur plusieurs millénaires et prévoit plusieurs cycles, prend fin en 2012. Les Mayas d'aujourd'hui prévoient un changement majeur en 2012. Pour le traverser, il suffira de respecter trois conditions:
  • être dans son coeur
  • suivre son propre chemin
  • retourner à la nature
Par le plus grand des hasards, il me semble que c'est justement ce que je fais.

Ce midi, j'ai partagé un repas qu'a préparé une amie. Très salé! Trop salé? Non, car le sel permet à celui qui le consomme de mieux conserver son humidité, son eau. Donc, dans le désert, salaisons-nous!

mardi 28 avril 2009

Sedona

Tôt ce matin, en arrivant à Sedona, au lever du soleil.

Parti hier de Tucson (avis aux Québécois, c'est prononcé Tousonne pas tocson) vers 22h, roulé toute la nuit, avec quelques arrêts sur la route pour me reposer. Dormi dans la halte routière juste avant de prendre la route 179 vers Sedona et suis parti à l'aurore. Vu apparaître ces paysages célèbres de pierres rouges.
Je voulais assister à la cérémonie du lever du soleil, qui avait lieu ce dernier jour du Return of the ancestors mais suis arrivé trop tard au Dead horse ranch State park. Mais juste d'être arrivé ce matin, d'avoir accueilli le soleil levant en bonne compagnie me suffisait. Oui, je préférais ainsi.
Planté la tente dans le parc et suis allé assister au reste de la journée, à la cérémonie de fermeture. Un nahual a prié une prière aux quatre éléments:
Gracias al corazon de la tierra
Gracias al corazon del sol
Gracias al corazon del agua
Gracias al corazon del aire

et j'ajoute, comme le chante un célèbre chilien Gracias à la vida.

lundi 27 avril 2009

Du désert et des hippies


Coucher la nuit passée à Tucson, dans le Catalina State Park. Là, c'est le vrai désert... en ville... mais quand même! Dormir près des arbres appelés Mesquite et entendre les coyotes répondre aux sirènes de la police ou des ambulances. Peu à peu, je poursuis mon acclimatation.

Ce matin, un tour dans la ville, dans le quartier étudiant et le quartier... hippie! À ma grande surprise, il y a encore de nombreuses personnes qui se désigent ainsi mais ils sont tous, pour la plupart, plus âgés que moi.

Le mouvement hippie m'a touché dans ma jeune, son idéal de paix et d'amour, ses hymnes Give peace à chance, All you need is love, m'ont marqué mais j'étais trop jeune pour en vivre l'essence. Quand je suis allé à Vancouver à 16 ans, notre San Francisco canadien, il était déjà trop tard, ne restait plus de cet esprit que la drogue et le sexe. La philosophie s'en était envolée.

Mais ici, dans le Sud des États-Unis, il en reste encore beaucoup, et certains jeunes s'en réclament toujours.

dimanche 26 avril 2009

Camping en Arizona

Départ de T or C vendredi à 22h, sur la route toute la nuit, franchi la frontière de l'Arizona vers 2h du matin, roule, roule jusqu'au Patagonia State Park pour prendre un peu de repos, sur le bord d'un lac, puis camping sauvage dans les environs de Patagonia, dans le parc national Colorado, au-dessous d'une grande caverne.

samedi 25 avril 2009

Quatre coins

Mon périple se déroule principalement dans le Sud-ouest américain dans ces quatre états, Nouveau-Mexique, Arizona, Utah, Colorado. On appelle le lieu ou ils se rencontrent The four corners, le haut-lieu de la culture amérindienne américaine, Navaho, Pueblo, Apache, Hopi. J'ai l'intention de visiter chacun de ces États, dans l'année qui vient, lentement, pour apprendre les gens, la culture et ce qu'il me faudra pour réaliser mon objectif, passer 40 jours dans le désert, seul, sans aucunes influences extérieures.

vendredi 24 avril 2009

Acclimatation progressive

Lorsque j'ai quitté le Québec, je croyais pouvoir aller passer assez rapidement 40 jours dans le désert et revenir pour le 15 mai 2009. Mais le désert est un milieu hostile. La mort est toujours présente.

Je réalise que sans vraiment l'avoir prévu, je m'y acclimate progressivement, sagement. J'ai passé environ 80 jours dans le désert, soit, mais tout juste à côté d'une fraîche rivière, le rio Grande, hébergé dans une maison avec l'essentiel du confort moderne. C'était suffisant pour commencer, car juste vivre dans ce climat entraîne de nouveaux réflexes, de nouvelles habitudes.

Lundi passé, je suis passé à une nouvelle étape. Je suis allé camper au Paseo del Rio, un parc d'état, un cran de plus dans le désert, mais toujours dans un certain confort.

Donc peu à peu, je me prépare mais la réalisation du projet viendra plus tard que prévu.

jeudi 23 avril 2009

Prière navaho de la beauté (Version anglaise)

As I Walk in Beauty

In beauty, may I walk.
All day long, may I walk.
Through the returning seasons, may I walk.

Beauty will I possess again.
Beautiful birds...
Beautiful joyful birds...

On the trail marked with pollen, may I walk.
With grasshoppers about my feet, may I walk.
With dew about my feet, may I walk.

With beauty, may I walk.
With beauty before me, may I walk.
With beauty behind me, may I walk.
With beauty above me, may I walk.
With beauty all around me, may I walk.

In old age, wandering on a trail of beauty,
lively, may I walk.
In old age, wandering on a trail of beauty,
living again, may I walk.

If it is finished in beauty.
It is finished in beauty.
It is finished in beauty.

mercredi 22 avril 2009

Alors que je marche dans la beauté (suite)

Dans mon vieil âge, errant sur un sentier de beauté
Vivement, puissé-je marcher
Dans mon vieil âge, errant sur un sentier de beauté
Vivant de nouveau, puissé-je marcher

Si ça se termine en beauté
Ça se termine en beauté
Ça se termine en beauté


Traduction : Normand Champagne

mardi 21 avril 2009

Alors que je marche dans la beauté (Prière navaho; première partie)


Que dans la beauté, je puisse marcher
Que toute la journée, je puisse marcher
Que dans les saisons qui reviennent, je puisse marcher

Je posséderai de nouveau la beauté
De beaux oiseaux...
De beaux oiseaux joueurs...

Sur les pistes marquées de pollen, puissé-je marcher
Avec des cigales tout autour de mes pieds, puissé-je marcher
Avec de la rosée sur mes pieds, puissé-je marcher

Avec la beauté, puissé-je marcher
Avec la beauté devant moi, puissé-je marcher
Avec la beauté derrière moi, puissé-je marcher
Avec la beauté au-dessus de moi, puissé-je marcher
Avec la beauté tout autour de moi, puissé-je marcher

Traduction : Normand Champagne

lundi 20 avril 2009

Suite-> Chapitre 5 - Ensemble vers Sedona

Chapitre 5, cliquer ici

Expansion-Contraction

J'habite au Riverbend Hot Springs depuis environ deux mois et demi. C'est devenu chez moi, mon foyet. Peu à peu, j'ai pris de l'expansion, bureau, atelier, chambre à coucher, salle de bain, cuisine... comme chez moi.
Ce matin, je pars, Contraction. Tout rentre dans ma voiture. Prêt à reprendre la route, le coeur déchiré car je quitte des amis, des gens que j'aime, mais confiant, suivant ma route.

Gracias à la vida.

Ciao gens du pays!

dimanche 19 avril 2009

Adieu à Truth or Consequences

Demain, je pars du Riberbend Hot Springs. Je sors de la ville de Truth or Consequences.
C'est un endroit particulier. J'ai, dès mon arrivée, été frappé par l'amabilité des gens. Ils me saluaient partout, passants, chauffeurs dans leurs voitures, faisant un petit signe de la main, un hochement de la tête, disant quelques mots: : "How you doi'n?"

Les boutiques ouvrent et ferment à des heures fluctuantes. Les habitants sont souvent habillés avec décontraction. Beaucoup de vieux couples y habitent, souvent d'anciens hippies, avec les cheveux longs, les jupes, beautés fanées mais toujours présentes. Beaucoup d'artistes. Deux fois par mois, il y a un "Art Walk". Les gens déambulent d'une galerie d'art à une autre, d'une boutique à l'autre et c'est souvent l'occasion de petites fêtes où se mêlent facilement toutes les classes sociales, du sans abri au patron d'hôtel.
On sent dans le sol la puissance des eaux de guérison, au loin domine Turtleback Montain, repère apache et lieu de pouvoir.
T or C, je ne commençais vraiment qu'à te connaître un peu... mais je reviendrai, rebaigner dans tes eaux, revoir tes gens.

Adios, Truth or Consequence! Adios Riverbend Hot Springs! Merci pour ce que vous m'avez donné. Merci à tous ceux qui m'ont côtoyé et soutenu par leur générosité, leur amabilité, leur courtoisie et leur simplicité.

Merci, T or C. Merci, Geronimo.

Ciao!

samedi 18 avril 2009

Comment je m'arrange

Lorsque je préparais ce voyage au Québec, j'avais prévu ramasser 3 000 dollars pour le faire. Bien que j'ai fait pas mal d'argent, il ne me restait plus qu'environ 300$ américains, le jour du départ, tous juste assez pour payer l'essence et la nourriture pour me rendre à Truth or Consequences.
Encore une fois, j'allais partir sur la confiance. Je l'avais déjà fait il y 20 ans. J'avais quitté le Québec pour les États-Unis avec tout juste assez d'argent pour survivre une semaine. Pendant trois mois, j'avais réussi à voyager, souvent en pleine panique... jusqu'à ce que je réalise que tout allait bien, jusqu'à ce que j'arrive même à me payer ma première intensive de méditation au jour de l'An. Le lendemain, je traversais la frontière du Mexique avec 8$ dans les poches...

Cette fois-ci, bien que ma situation soit souvent précaire, avec à l'occasion en poche juste assez d'argent pour un ou deux jours, je suis serein. Je peux ainsi constater comment a évolué ma foi en la vie, en la générosité du monde. De la terreur à la paix, en 20 ans de pratique spirituelle régulière.

Il y a toujours quelque chose qui arrive:
  • ventes de bijoux
  • petits travaux
  • contrats de graphismes à distance
  • reliquats de ventes faites avant de partir
  • paiement de contrats conclus au Québec
  • location de mon ordinateur portable
  • campagne de financement
  • repas gratuits offerts en de nombreuses occasions, fêtes sociales ou charité chrétienne
  • vente de publicité Google
  • partage de nourriture avec des amis
  • participation à des sondages par Internet, rémunérés
  • worktrading
J'ai d'autres projets, d'autres avenues à explorer.

vendredi 17 avril 2009

Contacts recherchés en Arizona!

Cette aventure sert aussi à expérimenter le pouvoir des réseaux familial, amical, social et virtuel.
L'une des façons de le mettre à l'épreuve se manifeste par cet appel:

Y'a ti kékun ki connaît kékun en Arizona?

Autrement dit, l'un de vous connaît-il quelqu'un en Arizona qui serait prêt à m'héberger (ou me permettre de planter ma tente) trois jours chez lui, peu importe dans quel secteur?

Je sais que ma quête intéresse plusieurs personnes et qu'il y a sûrement dans cet État des gens qui se feraient un plaisir de m'accueillir chez eux quelque temps.
L'un des plaisirs de ce voyage au long cours est de connaître des gens du pays et de m'imprégner de leur culture.
Plus subtilement, dans ce long périple que nous parcourons tous vers l'Amour inconditionnel, les rencontres jouent un rôle parfois inexplicable mais toujours significatif.

N'hésitez donc pas à transmettre ce message ou l'adresse de ce blogue, à quiconque vous pensez pourrait être intéressé. À eux ensuite de juger.

De tout mon coeur, merci!

Photomontage par Normand Champagne, photo d'arrière-fond par Suzanne Girard.

jeudi 16 avril 2009

Qui suis-je?

Avant tout, quelqu'un avec de grandes oreilles! Littéralement! Mais aussi figurativement.

J'écoute. Mes amis. Leurs problèmes. Mon coeur. Mon intuition. Ma petite voix, ma voix intérieure. Ma conscience. La souffrance que je perçois chez les gens et que parfois je tente d'apaiser. La jouissance qui croît dans le corps de la femme que j'étreins, son souffle, ses houles.

J'écoute ce que mon coeur me suggère et prend des risques que d'autres peuvent juger inutiles ou téméraires, mais vraiment, je ne sais que faire cela: écouter. Peu importe les conséquences.

Voilà qui je suis. Un être aux aguets, un être à l'écoute.

mercredi 15 avril 2009

Un récit sous forme de blogue

Au départ, ce blogue se rapprochait du récit traditionnel.

Lorsque je l'ai créé en janvier 2009, j'ai décrit les étapes essentielles qui m'ont amené à partir et à écrire, en datant les événements selon leur ordre temporel véritable, grâce à une des options du blogueur, qui permet de modifier la date de publication d'un article, à sa convenance.
Ainsi, je créais un récit linéaire, faisant revenir à la lumière ce qui était déjà passé, comme si ça venait d'arriver.

J'enfreignais ainsi l'une des règles du blogueur traditionnel, qui écrit au fur et à mesure que ses pensées lui viennent ou que se déroulent les événements qu'il rapporte.

Aujourd'hui, je rédige mes articles dans l'instantanéité.

Cet accroc aux règles du blogage habituel était nécessaire afin de situer le lecteur et lui permettre de suivre facilement l'histoire.

Parce que cette démarche me semble inhabituelle, j'ai l'impression d'expérimenter avec ce mode d'expression, en transposant certaines attitudes de l'écrivain traditionnel dans ce nouveau médium, en apportant un nouvelle manière de déjouer le sens du réel, du passage du temps, de mêler la fiction temporelle à la réalité quotidienne.

mardi 14 avril 2009

Une expérience artistique

Ce voyage me permet d'explorer une nouvelle forme d'expression, la mise en ligne d'un blogue.

Je suis avant tout un créateur, un conteur, expérimenté dans l'art de savoir capter l'attention et maintenir l'intérêt. Mais comment ce talent archaïque, millénaire, s'applique-t-il à notre époque électronique de communications virtuelles?

Pour le moment, j'expérimente avec des textes courts, ce qui est censé être une caractéristique de l'écriture Web. J'illustre chaque article par une de mes propres photos (sauf exception) traités dans les logiciels comme Photoshop ou Graphic Converter. Je commence aussi à inclure des petits clips sans prétention.

Je renoue avec mes deux plus vieilles passions, l'écriture et la photographie. J'y ajoute une plus récente, le cinéma (bien modestement).

Toutefois, au moment où j'écris ces lignes, la nature de mon blogue est quand même avant tout une façon de communiquer avec ma famille, mes amis et mes connaissances. Je ne sais pas à quel point, il pourrait retenir l'intérêt d'une personne qui n'a jamais été en contact avec moi.


lundi 13 avril 2009

Qu'est-ce que ce blogue?

  1. Une expérience de création avec un nouveau médium, le blogue, qui me permet d'allier mes trois passions artistiques dominantes, l'écriture, la photographie et le cinéma.
  2. Une façon de générer des revenus grâce à un ordinateur portable, par les dons ou par les gains générés par les annonces, une partie d'une expérience plus large, celle de gagner sa vie grâce à un portable tout en voyageant.
  3. Une manière d'explorer un nouveau paradigme, celui dans lequel vivent ceux qui sont nés depuis une vingtaine ou une trentaine d'années, où le rapport avec l'intimité, la communication pourrait amener des changements révolutionnaires dans la façon de percevoir la réalité.

dimanche 12 avril 2009

Sur les traces de mes ancêtres

J'ai l'impression d'être doté du même esprit d'aventure qui a nourri mes ancêtres français, coureurs des bois, voyageurs, métis, qui ont exploré cet immense continent, conclu des alliances avec les tribus indiennes et établi un Empire d'Amérique.
Partir comme je l'ai fait n'est rien à comparer aux risques qu'ils ont pris.
Mais j'ai aussi l'impression, en voyageant à travers ce continent, de fouler les terres qu'ils ont foulés.

Même terre, même esprit.

Je leur rends hommage alors que je m'apprête à reprendre la route, avec en moi leur mémoire.

samedi 11 avril 2009

Le retour des Ancêtres

L'un des éléments qui provoque mon départ pour l'Arizona est cette rencontre: "Return of the Ancestors". Je ne sais pas exactement quand j'arriverai dans la région, ce qui j'y ferai, mais c'est cette fête qui m'a emmené à décider d'une date de départ. Le Gathering aura lieu entre les 18 et 28 avril. Je devrais arriver dans le nord de l'Arizona, au moins pour la conclusion de la célébration. C'est un appel qui n'est pas encore très précis, mais l'un des signes qu'il était temps que je reprenne la route, dans le bonheur et la joie, heureux de l'accueil que j'ai reçu ici, des belles rencontres que j'y ai faites, d'avoir pu profiter de cet immense privilège de baigner tous les jours dans eaux de guérison, prêt à repartir à l'aventure, sans trop savoir ce qui m'attend.


Beauty before me, I walk with.
Beauty behind me, I walk with.
Beauty above me, I walk with.
Beauty below me, I walk with.
Beauty all around me, I walk with.

vendredi 10 avril 2009

Reprendre la route

À partir du 1er avril, je ne savais plus quoi faire. C'était ma date limite pour rentrer dans le désert et comme elle était échue, j'étais un peu dans les limbes. De plus, j'étais très bien ici à T or C et me demandais : "Pourquoi ne pas rester ici une saison ou deux, question de connaître encore mieux le désert?"
Mais j'ai commencé à avoir certains rappels, de plus en plus pressants, que ma destination était Sedona et finalement, j'ai pris la décision: je pars d'ici 10 jours pour un nouveau désert.

jeudi 9 avril 2009

Pour ma mère...

... qui sera peut-être contente de savoir que l'amie avec qui j'étais dimanche passé, m'a entraîné dans deux églises, l'une à T or C, pour le service et un repas communautaire, et l'autre, ci-contre, à Hilsboro, pour sa beauté.
Elle était bien fière d'elle et je disais que ça prenait bien une femme pour me faire rentrer dans une église (avec tous mes respects pour ceux qui les fréquentent).

Alors... voilà maman! cette photo est pour toi!

Bonne journée!

mardi 7 avril 2009

Sur la piste des Esprits de la Montagne

Trail of the Mountain Spirits Scenic Byway...

L'un des vingt-six trajets touristiques du Nouveau-Mexique. Elle part du désert et va jusqu'aux Montagnes, reproduisant le trajet que suivaient les Apaches. Contrairement à l'idée que l'on se fait d'eux, ceux-ci ne vivaient pas seulement dans le désert mais traversaient aussi les fraîches forêts des sommets. D'ailleurs, les réserves apaches sont situées en montagne.

C'est aussi sur cette piste qu'ont été fondées des villes-champignons, pour exploiter l'argent et le cuivre des Black Range, une des régions montagneuses du pays.


On y voit encore les ruines de maisons en adobe.



lundi 6 avril 2009

Jim

Jim est parti de Chicago le 27 mars 2008, pour deux semaines, avec 8$ dans les poches et son banjo.
Il y a quelques jours, il célébrait ici un an de route...

Depuis son départ, il voyage dans le Sud-Ouest américain en performant dans les rues ou en travaillant, souvent comme worktrader, dans des fermes biologiques, du lever du soleil au coucher.

Il a beaucoup apprécié Boulder au Colorado et m'encourage à y aller. Je crois qu'après Sedona, j'y irai.

dimanche 5 avril 2009

Voir avec les yeux de Geronimo

Aujourd'hui, une amie et moi sommes allés au Emery Pass dans le Gila National Forest. Geronimo est né dans cette région, dans la forêt et a du voir le même paysage que j'ai vu, marché dans ces forêts.

D'une forêt de conifères
voir la chaleur du désert

samedi 4 avril 2009

Fleurs du désert

Il y a quelques jours, en allant gravir Mud Montain, j'ai photographié ces cactus en fleurs. Selon les résidents, ils ne fleurissent que deux semaines par année, en avril. Ça s'appelle en anglais Hedgehog cactus, un nom générique qui peut convenir à 70 espèces. C'est apparemment un très bon temps pour aller photographier les fleurs du désert.

vendredi 3 avril 2009

Sous les pierres, dans la forêt

Photo prise par Dale, dans un des sites de camping de Cibola National Forest.
J'aime bien la forme qui m'entoure.

mercredi 1 avril 2009

Campagne de financement Jour 21 - Fin

J'ai lancé cette campagne le 10 mars afin de ramasser assez d'argent pour aller passer 40 jours dans le désert, avant de revenir au Québec le 15 mai. Il aurait donc fallu que j'entre dans le désert au plus tard aujourd'hui.

Je n'ai pas reçu suffisamment pour le faire... sûrement pour une excellente raison... je n'étais pas prêt. Pendant ces trois semaines, j'ai compris qu'il me fallait mieux connaître le désert avant de m'y aventurer 40 jours et j'ai trouvé ce qu'il me fallait faire pour me préparer, suivre un cours de survie dans le désert.

Prochain cours vers le 15 mai.

Donc, comme l'objectif auquel devait servir cette campagne est reporté, j'y mets fin aujourd'hui *.

Toutefois, je suis heureux de rapporter qu'elle fut un succès malgré tout. J'ai aujourd'hui plus d'argent comptant que je n'en avais lorsque je l'ai lancé, j'ai réussi à bien me nourrir, j'ai pu explorer un peu les environs.

J'ai aussi réalisé que 2007 et 2008 avaient été deux années tumultueuses sur plusieurs plans: affectif, financier et spirituel. Depuis mon départ de Sainte-Sophie le 21 décembre, je me suis rééquilibré, en premier à Sainte-Julie, dans la solitude de la banlieue, et ensuite ici, au soleil, à l'extérieur, à pratiquer plusieurs activités manuelles, en baignant dans des eaux de guérison, reposant mon coeur et mon esprit, me soignant, me guérissant, tout en ayant le plaisir d'exercer ma créativité par ce blogue que je vous remercie de lire.

Un grand merci plein de chaleur aux personnes qui m'ont appuyé par l'esprit et par l'action. Je vous souhaite de sentir une onde de chaleur bienfaisante vous envelopper et vous rasséréner.

* Vous pouvez toujours m'appuyer financièrement si vous le désirez, bien sûr, surtout si votre coeur vous y incite, car votre aide me sera, dans tous les cas, utile.